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| Vagues scélérates |
| Véritables monstres des mers de plus de trente mètres d'amplitude hantant les quarantièmes rugissants, longtemps considérées comme un mythe tant elles sont rares et difficiles à déceler, les vagues scélérates sont un anachronisme dans notre société où tout se sait instantanément, tout se voit, tout se décortique à l'envi ... |
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| 30-04-2007 Musique |
le rock sans les couilles |
Je ne sais pas si je suis le seul à me faire la réflexion mais il y a actuellement une lignée assez impressionnante d'artistes féminines qui viennent de sortir une série d'albums formidables en l'espace de quelques semaines à peine. Après Rosie Thomas dont je vous ai déjà vanté les mérites, trois autres disques assez comparables viennent d'atterrir coup sur coup dans les bacs. Ladies and gentlemen, please welcome Keren Ann, Shannon Wright and Feist ! Avec Rosie Thomas, ça nous fait un fameux carré d'as ! Filles bucoliques de Patti Smith, jeunes cousines de PJ Harvey, sœurs de Cat Power / Chan Marshall, ces quatre as présentent un certain nombre de caractéristiques communes au-delà de leurs spécificités musicales. D’abord, elles semblent être seules maîtres à bord. Ensuite, elles se font toutes discrètes : peu ou pas de photos d’elles sur leurs pochettes, des titres tout en nuances ... On est loin de l’étalage vulgaire de chair fraîche et de gimmicks pompants dont certains genres musicaux sont si friands. Finalement, seule Laura Veirs aura déçu avec son récent Saltbreakers, pâle et insignifiant successeur de son magistral « Carbon Glacier ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! |
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30-04-2007, 09:33:42 Mama
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| 26-04-2007 Musique |
Jacques Brel en caleçon |
En rentrant du boulot, j'écoutais la radio dans ma voiture. L'animateur annonce à un moment donné des baskets Joy Division à gagner. Mon Dieu ! Des baskets Joy Division ... Et demain des caleçons Jacques Brel sans doute ?? Ma première réaction n'a pas traîné : quelle incongruité ! Trois battements de coeur plus tard, me voici toujours dans ma petite auto à me demander à mon moi-même pourquoi finalement une telle indignation spontanée de ma part ? Sûrement parce qu'il est parfois des titres, des albums, des artistes que l'on s'approprie, qui revêtent une importance particulière à vos yeux, que l'on associe à des moments marquants de sa vie, et que l'on n'aime pas voir ainsi dénaturés et bradés. Sûrement aussi parce que Joy Division et leur label, Factory, étaient particulièrement engagés dans une manière d'aborder ce business de la musique aux antipodes de ces baskets aujourd'hui offerts sur antenne. Jamais de photos ou de noms sur des pochettes obscures et quasi dénuées de toute info, plein de titres publiés hors albums, pas de gimmicks bassement mercantiles ou racoleurs dans la démarche. Just music ... et quelle music ! Alors la promo des baskets, ça fait un peu tache dans ce contexte. Mais accorder autant d'importance aujourd'hui, quasi trente ans plus tard, à une banale promo au sujet de laquelle je n'ai même pas eu le courage d'attendre une explication à l'antenne, cela revient à accorder une importance à la musique qu'elle a hélas perdue et que les firmes de disques ne lui accordent pas / plus du tout. Si on vend des intégrales de Mozart au kilo, au mètre ou à la rondelle de CD, on peut bien offrir des baskets de Joy Division, non ? Cette constatation ne vaut pas que pour la musique. La famille Picasso avait-elle le droit d'associer le nom de cet artiste majeur à une bagnole française somme toute assez mineure ? Aurait-on le droit d'offrir un roman de Victor Hugo à l'achat d'un barril d'Ariel ou de Persil Anti-Redéposition ? La frontière entre culture et commerce reste pour moi un grand sujet d'interrogation. Tout comme celle qui délimite arts majeurs et arts mineurs ou qui sépare chef d'oeuvres installés dans la durée et prestige éphémère. A moi de ne plus m'offusquer pour une paire de baskets. Mais à moi aussi de me forger une opinion personnelle plus aboutie sur ces questions. C'est promis, à la prochaine Citroën C4 Picasso que je croise, j'interroge le chauffeur sur sa perception de la peinture du siècle passé. On risque de rire... 
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26-04-2007, 23:41:28 Mama
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| 23-04-2007 Humeur |
Souverain déchu |
Le boulevard du Souverain, pour les Bruxellois du sud, c'était quelque chose. Une belle avenue jalonnée d'arbres imposants et bordée de quelques buildings de classe, dont le siège de l'ex Royale Belge qui reste un des fleurons du parc immobilier bruxellois à mes yeux. Revers de la médaille, il était utopique d'espérer s'y mouvoir à un 50 km/h légal sur ce fleuve tranquille, à moins d'être un octogénaire en DAF 33 Variomatic. En clair, ça faisait parfois mal. Au propre comme au figuré. Puis vint cette idée pas conne de sacrifier une des trois voies dans chaque sens et d'y installer le tram. On faisait ainsi d'une pierre deux coups : privilégier les transports en commun et réduire naturellement la vitesse des bagnoles. Du moins, l'espérait-on. C'était évidemment trop simple pour être vrai. Après 18 mois de travaux fastidieux et huit mois après l'inauguration, le Souverain déchu est devenu un magnifique contre-exemple à montrer dans toutes les écoles de génie civil. Pour la visite guidée, voici le programme : la chaussée hésite en permanence entre une voie, deux voies parfois ou le plus souvent une voie et demi, le marquage au sol est inexistant, les rétrécissements surviennent sans prévenir, la chaussée est fortement endommagée, le rond-point qui marque la fin de la voie à Boitsfort est mal tracé, mal éclairé et s'avère très dangereux, etc. Bref, la cata intégrale. A mon avis, l'ingénieur qui a signé ce chef d'oeuvre est sans doute celui qui avait déjà affublé l'avenue de la Foresterie toute proche de ces haies ridicules, de ces voies parallèles absurdes et plus propices aux courses de dragsters qu'à la circulation normale et de ce rond-point où trônait cette sculpture dont une automobiliste persévérante et audacieuse est venue à bout voici peu (voir posts précédents). |
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23-04-2007, 21:49:52 Mama
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| 19-04-2007 Musique |
Jimi parmi les H |
Il y a des gens comme ça pour lesquels toute discussion est inutile. Jimi Hendrix par exemple. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas est très secondaire. Dans le genre bête de cirque, je ne crois pas que le Rock'n'Roll Hall of Fame ait souvent fait mieux. Jimi Hendrix est aux musiciens rock ce que Knut est à l'ours blanc. Sauf qu'il mangeait sans doute moins de viande de phoque que Knut mais c'est une autre histoire. Pour ceux qui ont dormi ces quarante dernières années, petit résumé de l'épisode précédent : life and death of Jimi. Né noir et mort noir, contrairement à Michael Jackson. Le petit Jimi apprend la musique sur des balais brosses, sur des ukulélés, sur des manches à une corde, bref sur toutes sortes de trucs vaguement apparentés à ce que les bien nantis appellent communément guitare. Il connaitra quatre ans d'une carrière fulgurante avant de mourir dans son vomi et sous l'emprise d'alcool et de somnifères. Ses dernières paroles furent : "bwaaaaaaaaaargh" et "rrrrrrrrrrrzzzzzzzzzz". Il n'avait pas 28 ans. Ni 29 d'ailleurs ! Soit quand même 5 ans de moins que Jésus qui malgré cet avantage indéniable n'a jamais été foutu de jouer de la guitare convenablement. Quand je vous disais que Jimi Hendrix était une référence ! La playlist d'un concert de Jimi n'était pas tout à fait conforme à celle de Nana Mouskouri qui a gravé la sienne sur un bloc de marbre en 1953 et qui, depuis, y est fidèle à chaque concert. Chez Jimi, elle se présentait de la manière suivante : brancher son ampli guitare, demander aux musiciens de commencer l'intro du premier morceau, demander aux musiciens de s'arrêter après dix secondes dudit morceau, continuer tout seul dans une improvisation de 89 minutes et 50 secondes, demander aux musiciens de finir l'outro du dernier morceau, mettre le feu à sa guitare, la fracasser dans son ampli guitare et quitter la scène sous les applaudissements. Cet homme, considéré à raison comme un extra-terrestre par ses pairs, a marqué son art comme Maradona a marqué son goal le plus célèbre en coupe du monde de foot : avec sa main gauche. Je n'aurais pas voulu être musicien à ses côtés sur scène car il devait être assez difficile de ne pas sembler à la fois ridicule, incompétent et incapable comparativement à un tel monstre. Si vous pensez que je me moque de lui, désolé mais vous avez tout faux. Si vous pensez que j'exagère une nouvelle fois, il vous suffit d'aller voir ceci ou encore ceci pour vous rafraîchir la mémoire. |
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19-04-2007, 21:47:55 Mama
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| Politique |
Anne parmi les H |
S'il y a bien un site de parti politique qui est amusant à visiter en ce moment, c'est celui du cdH. Il ressemble d'ailleurs un peu au site de la Laponie juste avant le 25 décembre : on y voit le Père Noël partout. Sauf qu'ici, c'est plutôt la Mère Noël et qu'elle s'appelle Anne, la Mère Noël du cdH. C'est Anne par ci, Anne par là ... Il y a même une vidéo "Accueil d'Anne au cdH". Je vous le disais : ça fait un peu arrivée du Père Noël au Cora de La Louvière ! Ce qui est comique aussi, c'est que notre nouvelle idole n'a pas lâché la proie pour l'ombre en quittant son job du boulevard Reyers. Pardi : elle est deuxième de liste et donc en très bonne place pour être élue. Ouf, revenus d'après petit écran assurés ! Le militant de base lambda qui met en gros quarante ans pour arriver à la 17ème place de la même liste doit apprécier. Mais, rassurez-vous, sa nouvelle patronne dissipe tout malentendu : il ne s'agit en rien d'un transfert "attrape-voix". Mon Dieu, j'ai failli me faire de mauvaises idées ! |
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19-04-2007, 21:08:47 Mama
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| 16-04-2007 Sport |
Le haut du pavé |
Tiens, ça fait longtemps qu'on n'a plus parlé de sport. Prenons le cyclisme par exemple. Un bon sport, ça le cyclisme. Pas une nana qui s'y intéresse, on peut regarder ça à l'aise entre mecs. Prenons un des sommets de la saison, Paris-Roubaix par exemple. Une bonne course ça. Pas une course de nana, un truc de mecs, de durs, de gars forts du mollet. Ai-je vraiment été le seul à m'interroger hier devant mon (tout) petit écran ce dimanche ? Les médias acclament unanimement le kangourou volant, Stuart O'Grady. Le Soir titre fièrement : "Il a gagné parce qu'il était le plus fort" et "il a appris à manger du pavé". Soit. Je dois être le seul mec anormal qui vois le mal là où il n'est pas. Stuart O'Grady n'a jamais fait un résultat à Paris-Roubaix jusqu'à sa victoire cette année. Pourtant, il a roulé pour des équipes françaises (Gan, Cofidis jusqu'en 2005). Mais pas un bon Paris-Roubaix à son actif. L'an dernier, il signe chez CSC mais rate une grosse partie de sa saison par faute de blessures (côtes fracturées en début de saison et vertèbre fracturée au Tour de France). Et voilà qu'à 33 ans il signe un Paris-Roubaix miraculeux (ou d'enfer - au choix). Pensez donc : parti en tout début de course dans une échappée forcément vouée à l'échec, il crève au plus mauvais moment, dans la tranchée d'Arenberg, il chute ensuite, pour se retrouver malgré tout en tête et passer le pavé plus vite que quiconque. Un miracle disais-je. Un mec qui carbure au super. Au super ? Tiens, c'est vrai au fait : les mecs de la CSC sont tous un peu des rouleurs d'exception, à la force surnaturelle. Et l'homme de la CSC, c'est un certain Bjarne Riis, vainqueur du Tour 1996, à une époque où personne ne roulait à l'eau dans le peloton de la Grande Boucle. Bjarne Riis, que même Virenque ne parvenait pas à battre à cette époque alors que le Danois tenait plutôt du buffle que de la ballerine. Bjarne Riis, surnommé Monsieur 60%, eu égard à un présumé taux d'hématocrite fluctuant entre 41 et 56% (ou plus ?), signe caractéristique d'un dopage à l'EPO. Bjarne Riis jamais pris mais soigné par de bien troubles médecins italiens impliqués dans une multitude d'affaires de dopage. Aucune preuve évidemment. Mais un Australien vieillissant qui ne fait rien de bon pendant dix ans dans cette course, qui change d'équipe, se retrouve aux mains d'un mec pas net et se met soudainement à rouler comme s'il avait troqué sa bécane pour une Vespa, moi ça m'interpelle. Pas vous ? |
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16-04-2007, 21:50:32 Mama
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| 07-04-2007 Musique |
Internet, estompement de la norme |
En surfant l'autre jour, je tombe sur une info que j'ignorais totalement : Massive Attack a repris un morceau que j'aime bien : New Dawn Fades de Joy Division. Nostalgie quand tu me tiens... Je pars donc à la recherche du trésor en question. Rien sur iTunes. Bof, c'est fréquent. Rien sur le site du groupe. Déjà plus étonnant. Je google un peu et les preuves se multiplient pourtant. Me voilà rassuré. Quelqu'un le trouve enfin pour moi via une filière pas très légale mais une petite entorse à mes habitudes ne tuera personne. Bref, je prends possession de l'objet rare. Et je l'écoute. Damned ! Ce n'est pas Massive Attack, c'est Moby ! Je le sais, j'ai déjà cette version. Vexé, je repars à la recherche de mon Graal du jour. Je le retrouve ici et là mais, chaque fois que je peux l'écouter, c'est la même déception : c'est Moby, pas Massive Attack. Au-delà de cette expérience dont vous n'avez sans doute rien à foutre, se pose la question récurrente de l'estompement de la norme sur internet. Les informations circulent, ici accompagnées même d'un MP3, et se propagent. Vraies ou fausses. Google traque l'info brute mais ne trie rien. Forcément. Et l'info se propage en se multipliant. Si je n'avais pas eu la version de Moby dans ma discothèque, j'aurais pu croire qu'il s'agissait de Massive Attack et écrire dans la foulée un joli post enthousiaste vantant les mérites de cette reprise. Contribuant ainsi involontairement à la propagation d'une fausse information. Un forum de fans de Massive Attack aurait pu reprendre l'info et le buzz aurait grossi encore. Au bout de ce petit périple sur la toile, je n'ai même aucune certitude à faire valoir. Le morceau existe peut-être après tout. Estompement de la norme, disais-je. |
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07-04-2007, 12:39:45 Mama
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| Humeur |
Renault, voiture du diable |
Putain la vache, on ne s'en rend pas toujours compte mais c'est pas facile tous les jours d'être un bon chrétien. Ne vous moquez pas, vous ne pouvez pas savoir. Prenons un exemple con de chez con. Vous êtes un bon chrétien et vous avez besoin d'une nouvelle bagnole. En bon chrétien, vous vous dites "je ne vais pas acheter une caisse de bourge, ni un truc gadget style cabrio ou Mini Cooper, encore moins un diabolique 4x4 polluant, ni une asiatique." Bref, votre choix porte finalement sur une française moyen de gamme, on ne peut plus banale : une Renault Scenic. Vous avez ainsi la fierté d'avoir acheté en bon chrétien. EH BIEN NON !! Inconscient !! Blasphémateur !! Impie !! Vous pensez que je raconte une nouvelle fois n'importe quoi ? Détrompez-vous. D'après le site de la très catholique, très Front Nationaliste et très conservatrice association Belgique et Chrétienté, vous venez de commettre une grosse connerie (André-Mutien, pardonne-moi mon langage châtié). Voici pour preuve un extrait du site en question : Dans l’édition du 10 septembre 2003 de différents quotidiens est apparue une publicité pleine page pour la société automobile Renault. Sous le slogan "Nous avons remplacé la chance par la sécurité", l’illustration montre le tableau de bord d’un véhicule. Sur ce tableau de bord, Saint Christophe, portant l’Enfant Jésus dans un bras et tenant une valise dans l’autre main, s’en va d’un air piteux, comme s’il était congédié. Cette publicité est scandaleuse et blasphématoire. Dans le même ordre d'idées, pas question d'avoir un compte en banque chez Dexia ou chez Fortis, d'acheter des chausssures chez Brantano, des meubles chez Vastiau-Godeau ou de montrer un bon vieux Walt Disney aux moutards. Désapprouvées ! Le premier qui rit a perdu. |
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07-04-2007, 12:00:21 Mama
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| 05-04-2007 Humeur |
André-Mutien parmi les hommes |
C'est trop facile ! En une seule interview, Monseigneur Léonard est parvenu à faire l'unanimité contre lui. Homosexualité, SIDA, avortement, euthanasie, tout y est passé. On aurait presque pu croire à un poisson d'avril tellement c'était gros. Loin de moi l'idée de prendre la défense de cet écclésiastique jeté en pâture à la vindicte populaire et probable tête de turc nationale des prochains quinze jours. Pourtant, l'homme est manifestement intelligent. Il est plutôt jeune pour un évêque (66 ans) et il est même (un peu) branché nouvelles technologies avec un site internet et une adresse email. Comment un tel homme d'église peut-il dans ce contexte tenir des propos dignes de temps révolus pour la majorité d'entre nous ? Comment peut-il se mettre tellement hors-jeu par rapport à la société contemporaine et sembler tellement loin de la réalité de terrain ? Mais dans le fond, ça vit comment un évêque ? Sa bio ne nous en apprend guère sur le sujet. Famille de prêtres, quasi de père en fils, études et progression permanente dans des sphères exclusivement catholiques. Est-ce que ça voyage un évêque ? Prend-il des vacances autre part qu'à Rome ? Voit-il d'autres gens que les bigotes du dimanche matin ou que les rares futurs ordonnés du diocèse ? Que sait-il du monde finalement ? Va-t-il au Festival du cinéma de Namur ou regarde-t-il exclusivement TV Vatican ? Assiste-t-il aux concerts des Fêtes de Wallonie ou aux seuls chants d'église ? Se détend-il sur le téléphérique de la citadelle ou en lisant la bible ? Un évêque de province comme lui est-il condamné à voir le monde qui l'entoure au travers du seul vitrail de sa paroisse ? Au-delà du choc causé par ses déclarations de la semaine, je perçois surtout un terrible décalage, une incroyable inadéquation de cette église-là à évoluer avec son temps. André-Mutien, tu es encore jeune mon gars. Fais vite ta valise, laisse ton missel sur ta table de nuit et ta soutane dans ton dressing. Pars sans attendre à la découverte du monde. Pas de ton sempiternel microcosme condescendant mais bien du monde réel - ANNO MMVII. Et parle aux gens surtout. Parle aux noirs qui crèvent du SIDA parce que des gens comme toi leur ont dit que les capotes étaient poreuses. Parle aux homos sans crainte, ils ne te mordront pas. Aux médecins qui avortent et qui euthanasient. A 66 ans, il n'est pas trop tard pour faire ton entrée dans la vraie vie. Pas trop tard, mais grand temps. Cela t'aidera peut-être à sortir du Moyen-Âge philosophique dans lequel tu végètes actuellement. Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint: suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? (Pierre Desproges) |
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05-04-2007, 22:37:33 Mama
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| Politique |
Géo Devinette |
Tiens, j'avais oublié de donner la réponse à ma saga "géo devinette" ! Eh bien, j'ai été particulièrement surpris d'apprendre par le biais du le site de la BBC que le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale n'était pas la guerre du Vietnam, ni celle de Corée, ni les guerres d'Algérie, d'Indochine ou de l'ex Yougoslavie mais bien ... le conflit qui a déstabilisé l'Est du Congo de 1998 à 2003. Au plus fort de la guerre, les armées nationales suivantes étaient impliquées : le Rwanda, l'Ouganda le Zimbabwé, l'Angola, la Namibie, le Tchad, le Soudan, l'Erythrée et le Burundi. |
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05-04-2007, 18:19:49 Mama
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| 03-04-2007 Musique |
EMI lache la bride |
EMI vient d’annoncer qu’il renonçait à la bride anti-copie qui affecte son répertoire commercialisé par le biais d’iTunes. Cette bride, connue sous le sobriquet de DRM, est en fait utilisée pour tout le répertoire vendu sur le shop d’Apple mais EMI est le premier acteur de poids à faire marche arrière. Le DRM a deux effets majeurs : il rend impossible l’utilisation d’un lecteur MP3 autre que l’iPod et il interdit tout transfert de MP3 sur d’autres supports. Cette suppression de toute protection anti-copie est donc une double bonne nouvelle pour le public. Alors, trop beau pour être vrai ? Hélas, oui !! EMI annonce en effet dans la foulée une augmentation du prix de son répertoire vendu sans DRM. Du prix standard de 99 cents, on passe carrément à 1.29 €, soit pas moins de 30% d’augmentation. C’est un peu fort de café, non ?! Le nœud du problème est le suivant : EMI tente de nous faire croire que la norme est la version bridée et que la version débridée constitue un plus produit appréciable. J’aurais tendance à penser exactement l’inverse ! Imaginez en effet votre Delhaize commercialiser du Coca plat, puis proposer de vous vendre le Coca avec bulles avec un surcoût de 30%. Ou Coditel vous fournir la TV en noir et blanc, puis proposer de vous fournir la couleur moyennant une augmentation de 30%. Ou imaginez n’importe qui augmenter d’un coup un seul le prix de vente de tous ses produits de 30%. Dans tous les cas, il est probable que cela suscite une levée de boucliers d’associations de consommateurs et un tollé général dans les médias. Dans le cas présent, il y a fort à parier que l’initiative d’EMI soit au contraire applaudie comme un progrès appréciable. Strange, isn’t it? Accessoirement, cela va sans doute aussi nous faire passer l’album à 12.90 €, ce qui constitue un prix plus trop éloigné du prix du bon vieux CD et devient carrément prohibitif pour du fond de catalogue. Du coup, le grand élan de générosité d’EMI prend des accents nettement plus suspects. Le géant anglais étant en difficultés financières notoires, ne doit-on pas voir dans cette initiative une simple démarche mercantile destinée à relever le prix de vente de son répertoire ? Bref, un dossier à suivre … |
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03-04-2007, 10:50:19 Mama
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| 01-04-2007 Humeur |
Le grand test du dimanche matin |
On ne parle pas assez des petits dysfonctionnements de la vie quotidienne. Ces broutilles au sujet desquelles on se demande parfois pourquoi le bon sens ne les a pas encore normalisées. Prenez par exemple l'achat des couques du dimanche matin chez votre boulanger. Difficile de trouver plus con et plus banal comme truc. Et pourtant, un dysfonctionnement majeur s'y terre ! Pour prouver la chose et effectuer ce test, vous avez besoin d'une grande famille, ou d'un grand appétit. Ou juste besoin d'avoir envie de me faire plaisir. C'est dimanche matin, c'est vous qui devez aller chercher les traditionnelles couques pour la tribu et vous êtes d'humour taquine. Rendez vous donc chez votre boulanger habituel et passez la commande suivante, dans cet ordre, en observant une brève pause entre chaque type de couque : deux couques au beurre, une couque à la crème, deux couques suisses, une couque au chocolat, un croissant, un huit. En général, le résultat est catastrophique. Dans la plupart des cas, la préposée derrière son comptoir (*) va vous emballer le tout au fur et à mesure, sans vous demander au préalable combien vous voulez de couques au total et en prenant d'office un sachet trop petit. Chaque fois que vous passez à des couques dites "collantes", elle va marquer un temps d'arrêt, hésitant à emballer ces couques-là avec les autres. En alternant couques normales et couques collantes, vous allez carrément lui faire péter les plombs. Si vous faites le test, tenez-moi au courant. L'expérience est généralement amusante à vivre. Et vous l'avouerez, fondamentale au niveau de notre vie quotidienne. Résultats de mon expérience personnelle sur vingt ans de carrière d'acheteur de couques du dimanche matin : il n'est pas rare de vous retrouver en fin de compte avec quatre sachets et plusieurs modifications d'emballages en cours de commande. Notez, cela vaut parfois mieux qu'un seul grand sachet fourre-tout où votre couque suisse se retrouve pleine de chocolat et de crème et votre croissant hérite du nappage de la même couque suisse. Chez mon boulanger du moment, on compte 5 cents pour le sac plastique pour raisons écologiques mais on me rend effectivement quatre ou cinq sachets papiers pour une telle commande. Je propose une médaille de l'ordre de la Couronne au premier boulanger qui pensera à d'abord servir votre commande sur un petit plateau avant d'emballer le tout selon une logique plus rigoureuse. (*) à quand l'accès à la profession à la gente masculine ? On ne parle pas assez de ces petits métiers interdits aux hommes ! On ne ferait pas une journée de l'homme ? |
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01-04-2007, 10:35:30 Mama
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| PLAYLIST SCELERATE |
| CAT POWER - Song to Bobby ; ANTONY & THE JOHNSONS - Knockin' On Heaven's Door ; TERESA SALGUEIRO & ZBIGNIEW PREISNER - Silence, Night and Dreams: To Know ; SIGUR ROS - Von ; ORCHESTRE DU MOUVEMENT PERPETUEL - L'Hôtel bruxellois |
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